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 drunk dialing never ends well w/ francesca

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Neal Gallagher

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MessageSujet: drunk dialing never ends well w/ francesca   Dim 11 Jan - 17:17


drunk dialing never ends well

Comment avait-il regagné le penthouse, le mystère restait entier, mais le fait est que Neal était parvenu à quitter cette soirée de l’horreur, donnée en l’honneur de la sortie du nouveau bouquin de son cher camarade, Hemmings. Ce type avait beau porter le même patronyme que le père de James Bond, il était loin d’en avoir l’imagination. C’était à se demander pourquoi et surtout comment il parvenait à être encore publié. Neal avait la nette impression que sa plume empirait avec les années et il devait fournir de réels efforts pour complimenter le travail d’Hemmings auprès de leurs confrères — après tout, ils étaient publiés par la même maison, alors ça faisait aussi un peu partie de son boulot que de vanter les mérites de ses bouquins, même s’ils étaient rares — mais il ne pouvait décemment pas donner ce genre d’excuses pour expliquer son absence à cette soirée. Il y était donc allé, contraignant sa fille à s’occuper de son fils une fois de plus. Rachel avait compris qu’il s’était passé quelque chose de grave avec Billie mais, perspicace, elle avait également saisi qu’il valait mieux ne pas poser de question pour le moment. Elle avait bien sûr accepté de s’occuper de Daniel, elle le faisait toujours, et comme à son habitude, elle lui avait assuré que ça ne la gênait pas et qu’elle était très heureuse de pouvoir avoir son petit frère pour la nuit. D’après ses dires, il l’aidait à repousser un grand nombre de connards et autres hurluberlus. Neal n’avait pas encore réussi à déterminer si c’était une blague ou non, mais il ne se faisait pas de souci. Avec Rachel, Daniel était entre de bonnes mains.

Sur le papier, cette soirée tombait à pic. Dans les faits, c’était un peu moins le cas. Il s’était écoulé presque une semaine depuis qu’il avait appris que Billie écartait les cuisses pour vivre et il n’avait quasiment pas mis le nez dehors depuis, préférant se perdre dans les dernières retouches de son prochain roman. Ça lui avait occupé l’esprit un moment mais le souvenir de son entrevue avec Hemmings était remonté à la surface lorsque son éditeur lui avait rappelé la soirée de lancement. Il n’avait aucune raison valable de refuser, notamment parce qu’il refusait à présent que son histoire avec Billie ne soit connue au grand jour. Si certains l’avaient appris, ils n’en connaîtraient pas les détails et Neal se contenterait de dire qu’il avait passé quelques mois dans les bras d’une jolie femme, que c’était sa crise existentielle, son passage à la cinquantaine sur le tard. Ca avait été bien plus que ça mais tous ces moments avaient été sali par la découverte de la, mh, profession de sa compagne et de la raison qui l’avait amenée à ses côtés. Peu importe, c’était du passé. Ou du moins, c’est ce qu’il pensait en arrivant à la réception, aussi pompeuse que son invité d’honneur.

Il y était resté une heure. Une heure à jouer tantôt le cinquantenaire parfaitement heureux, tantôt le veuf éploré. Une heure à serrer des mains et à devoir respirer les parfums infects d’inconnues toutes plus hypocrites les unes que les autres. Une heure à siroter un champagne pas dégueulasse mais pas vraiment exceptionnel non plus, leur éditeur ayant sans doute préféré éviter de faire trop de dépenses avant de voir si le bouquin d’Hemmings pourrait lui ramener suffisamment de recettes. Une heure à faire semblant d’écouter une bande de lèche-bottes. Une heure à se laisser bercer par la banalité de la situation. Puis elle était entrée dans son champ de vision, superbe dans une robe noire qui tranchait avec la blanc laiteux de sa peau, accrochée au bras d’Hemmings. Bien sûr, qui d’autre ? Il s’était raidit mais avait refusé de croiser son regard. Elle n’existait plus. Elle n’était pas là.

Il s’était répété ça, encore et encore, pendant une nouvelle heure. Longue, terriblement longue cette heure-là. Longue comme trois vies. Puis finalement il avait cédé à l’envie de disparaître qui lui tordait l’estomac, il avait fui. La lourdeur de son regard bleu qui suivait chacun de ses pas avait eu raison de sa détermination. Neal Gallagher, père de deux enfants, deux fois mariés, plusieurs fois récompensés pour son style et son imagination, s’était incliné en face d’une petite garce qui avait à peine la moitié de son âge. C’était ridicule, c’était douloureux et il avait l’impression de réapprendre la nouvelle une fois encore. Une vraie gifle en plein visage.

Fort heureusement, son taxi ne s’était ni perdu ni éternisé aux divers feux rouges et intersections qui le séparait de chez lui et un temps presque record, Neal s’était retrouvé à nouveau chez lui. Le silence était insupportable et il s’était vite retrouvé en grande conversation avec un ami fidèle : son vieux whisky. Il était presque aussi vieux que Billie, avait-il remarqué, presque amusé, après deux verres. Son portable avait trouvé le chemin de sa main et il avait été tenté de lui téléphoner. Malheureusement — ou heureusement, sans doute — il avait effacé son numéro et toute trace de son existence. Ses quelques lettres, sa brosse à dents abandonnée à la salle de bains, tout, jusqu’aux cadeaux qu’elle lui avait fait. Il s’était séparé sans regret d’un tableau qu’elle avait un jour amené et n’avait pas cillé lorsque l’une des assistantes du bijoutier du coin de la rue avait emporté ses boutons de manchette. Billie n’existait plus.

Alors il avait laissé défiler la liste de ses contacts, avec la désagréable sensation d’être pathétique. Il l’était, vraiment, affalé sur l’un des deux sofas en cuir, son noeud-papillon même pas dénoué, le regard vitreux et les cheveux défaits. Son regard s’arrêta sur un numéro ajouté récemment. Frankie. Frankie avait toujours su lui remonter le moral, d’une manière ou d’une autre. Frankie pourrait l’aider, Frankie… Frankie avait une vie certainement bien ordonnée, elle n’avait probablement pas besoin qu’il vienne y foutre le bordel avec ses peines de coeur et son haleine chargée par l’alcool. Son doigt glissa sur l’écran et il porta le téléphone à son oreille, se redressant comme si se tenir un peu plus droit allait l’aider à avoir les idées claires. Il n’aurait sans doute pas dû boire à la réception, le champagne avait toujours eu tendance à lui embrouiller l’esprit. Il marmonna quelques phrases plutôt inintelligibles, parvenant à peine à donner son adresse dans le message vocal qu’il laissa, avant de raccrocher. Elle travaillait probablement et elle n’écouterait ça que plus tard. D’ici là, il aurait le temps de regretter de lui avoir téléphoner. Cétait ridicule… à son âge, vraiment…

La sonnette retentit, l’arrachant à sa stupeur. S'était-il passé une heure ou trois, il n'aurait su le dire. A sa gauche, sur un carnet aux pages remplies de notes, se trouvait un verre, son troisième ou peut-être le quatrième, il avait perdu le fil. Il passa une main dans ses boucles grisonnantes et se secoua. Quelqu’un était à la porte, quelqu’un… holy shit. Frankie. Il avait appelé Frankie, c’est vrai. Peut-êtr était-ce elle mais il préférait ne pas se faire de faux-espoir. Ce n’était pas Rachel, elle était probablement couchée à cette heure-là et si jamais quelque chose de grave arrivait, elle lui téléphonerait. Peut-être était-ce Nancy, elle-même présente à la réception, qui s’inquiétait de ne pas l’avoir revu. Ou quelqu’un d’autre. Ce n’était pas important, du moment que ça n’était pas Billie. Sans se défaire ni de sa veste de costume, ni de son verre, il gagna l’entrée et après quelques secondes d’une bataille intense avec ses clés, il parvint à ouvrir la porte. « Frankie… salut » articula-t-il, non sans difficulté. Il s’effaça pour la laisser passer. « Je ne pensais pas que tu viendrais » fit-il avec l’ombre d’un sourire. C’était idiot de l’avoir dérangé. Et pourquoi ? Parce qu’il se sentait seul et qu’il ne parvenait à parler à personne ? La belle affaire. « Je t'en prie, assieds-toi. Un verre ? » proposa-t-il, levant le sien. Pathétique, c'était le mot. Il n'était plus si ivre à présent, ce qui n'arrangeait pas les choses.



Dernière édition par Neal Gallagher le Mer 14 Jan - 20:46, édité 1 fois
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Francesca Evans
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MessageSujet: Re: drunk dialing never ends well w/ francesca   Lun 12 Jan - 17:32

Un énième gala de charité, auquel Frankie avait été une fois de plus conviée. Si il y avait bien quelque chose qu'elle détestait dans son métier, c'était de faire acte de présence dans de tels événements. Elle détestait saluer toutes ces personnes qui pour la plupart lui faisait délicatement la bise en esquissant un sourire, quelle hypocrisie pensait Frankie. A vrai dire elle n'était pas mieux puisqu'elle faisait de même, mais il faut être quelqu'un de respectueux lorsqu'on se trouve être un grand chirurgien. Elle s'ennuyait à mourir, un de ses collègues lui parlait vaguement de son nouveau projet sur les intestins, mais la chirurgie générale n'avait jamais vraiment passionné Francesca. Certes, elle avait été obligé de passer par là pour se spécialiser mais elle préférait de loin la chirurgie cardiaque, le cœur la passionnait. Fut un temps ou elle avait hésité avec la neurologie, le cerveau est quelque chose de si complexe mais Frankie était beaucoup plus douée pour réparer les cœurs. Alors que son collègue ne s'arrêtait pas de faire les éloges de la jeune asiatique, elle sentit les vibrations de son portable au travers de sa pochette qu'elle portait sous son bras. Elle n'osa pas interrompre le médecin en face d'elle mais profita d'un petit blanc pour s'écarter et regarder son téléphone. Il affichait un appel manqué de Neal . Frankie était étonnée, il y a quelques temps ils s'étaient croisés à un gala de charité, ils avaient évoqué le fait de se revoir mais la chirurgienne ne pensait pas que ça serait aussi vite. Elle écouta le message vocal, la voix de Neal était à peine audible, il avait une toute petite voix comme si ça n'allait pas. Inquiète, elle prétexta une urgence avant de se diriger vers sa voiture. Heureusement elle se rappelait de son adresse, il faut dire qu'ils avaient passé pas mal de soirées à boire du vin et à discuter de tout et de rien après la mort de Lindsey. Elle entra dans l'immeuble, elle se rappela de la porte de son appartement car c'était la seule qui avait une poignée différente des autres. Sa robe de gala, son chignon et ses lourdes boucles d'oreilles attirèrent l'attention de quelques voisins qui venaient visiblement de rentrer de promenade avec leur chien. Elle appuya sur la sonnette, quelques minutes plus tard, Neal lui ouvrait la porte. Elle évita de faire une tête surprise lorsqu'elle le vit apparaître mais il avait une drôle de dégaine.  « Frankie… salut » outch, elle évita de faire la grimace mais son haleine sentait l'alcool à des kilomètres. Elle entra dans l'appartement, elle ne pu s'empêcher de remarquer le verre poser sur la petite table avec la carafe à whyski juste à côté. « Je ne pensais pas que tu viendrais » lui dit-il.   « J'étais assez inquiète après avoir entendu ton message et te voir comme ça ne me rassure pas vraiment  »déclara t-elle en cherchant des indices qui pourraient l'aider à comprendre ce qui se passe.  « Je t'en prie, assieds-toi. Un verre ? » Frankie fit un léger non de la tête avant de se reprendre « Non merci, j'ai déjà bu trop de champagne avant de venir, ça ne serait pas raisonnable. » dit-elle gentiment. Frankie est médecin et elle voyait assez de personnes arriver sur des brancards à cause de l'alcool au volant pour ne pas prendre de risques à son tour. « Neal, pourquoi tu m'as appelé ? » demanda t-elle après plusieurs minutes de silence. Non pas que ça ne lui plaisait pas d'être ici, mais elle se demandait ce que tout ça voulait dire, il était à moitié soul et lui avait demandé de venir, il devait bien avoir une explication d'autant plus qu'elle ne l'avait jamais vu comme ça auparavant.

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MessageSujet: Re: drunk dialing never ends well w/ francesca   Mer 14 Jan - 23:18


drunk dialing never ends well

Il se sentit un peu coupable en la découvrant, une mine inquiète déformant son joli visage maquillé, sur le pas de sa porte mais ça ne dura pas. De toute évidence, Frankie avait passé une soirée assez similaire à la sienne, l’épisode de Billie excepté, parce qu’on ne ressemblait pas à ça lorsqu’on venait voir un ami au beau milieu de la nuit. Elle était élégante, très élégante, avec sa masse de cheveux soigneusement arrangée et une robe qu’il devinait très chic sous son manteau. Élégante, oui. Belle. C’était indéniable et ce n’était pas Neal qui dirait le contraire, qu’il soit en état d’argumenter ou non. « J’étais assez inquiète après avoir entendu ton message et te voir comme ça ne me rassure pas » lança-t-elle alors qu’il refermait la porte derrière elle. Ah, donc elle l’avait eu. Il était à peu près certain qu’il le regretterait une fois que les effets de l’alcool se seraient tout à fait dissipés parce que ce n’était non seulement pas son genre mais qu’il avait surtout passé l’âge de faire ce genre de conneries. Mais son côté responsable n’avait pas encore refait surface, aussi lui proposa-t-il un verre avant de terminer le sien. « Non merci, j’ai déjà bu trop de champagne avant de venir, ça ne serait pas raisonnable » répondit-elle, confirmant son hypothèse. Il tenta de l’imaginer, montant à nouveau sur scène pour louer l’un de ses confrères, aussi mal à l’aise que possible. L’image amena un sourire sur son visage fatigué tandis qu’il se servait un nouveau verre. Cute. Elle avait probablement vagabondé entre les groupes, sourit lorsqu’il le fallait, répondu avec esprit lorsqu’on lui avait posé une question, tout en s’ennuyant ferme. Mais sans le dire, sans le faire remarquer, parce qu’elle était bien trop polie, bien trop bien élevée pour ça. Always so proper. Déjà à l’époque… mais à l’époque déjà, sa vie amoureuse était un champ de ruines et elle était là pour l’épauler, sans grand discours mais non sans beaucoup d’honnêteté.

Perdu dans ses pensées, il sursauta lorsque la jeune femme reprit la parole. « Neal, pourquoi m’as-tu appelée ? » demanda-t-elle, clairement inquiète. Si son message ne lui avait pas déjà mis la puce à l’oreille, elle avait dû comprendre à la rapidité avec laquelle il avait terminé puis rempli son verre que quelque chose n’allait pas. Incapable de soutenir son regard plus longtemps, Neal baissa les yeux sur son whisky. Pourquoi l’avait-il appelé ? Il aurait aimé dire que c’était le hasard, que c’était elle mais que ça aurait pu être n’importe qui d’autre, mais la vérité c’est qu’il n’y avait qu’elle qui n’avait pas posé sur lui un regard différent lorsqu’il lui avait parlé de Billie. Le reste de ses amis, de ceux qui en tout cas l’avaient cru lorsqu’il avait clamé son innocence au moment où la police l’avait soupçonné de la mort de Lindsay, ceux-là s’étaient offusqués en apprenant qu’il avait une autre femme dans sa vie. Si tôt, avait-on dit avec un regard réprobateur. Oui, si tôt. Trop tôt, trop vite, parce que ça n’avait rien eu de naturel. L’appeler elle, en revanche, le paraissait, comme si la voir au moment où sa vie basculait à nouveau était rassurant. Les choses changeaient, les gens allaient et venaient mais elle représentait un peu la constance au beau milieu de ce foutoir. « Je ne sais pas, ça paraissait approprié ? proposa-t-il comme explication, cynique. La dernière fois qu’une femme a manqué de foutre ma vie en l’air, tu étais déjà là alors j’ai pensé… je ne sais pas » Il haussa les épaules, un vague sourire aux lèvres, puis porta le verre à ses lèvres, un geste bien trop répété au cours de la soirée. « A croire que je les attire… je t’ai déjà parlé de Jodie, la mère de ma fille ? Peut-être pas, je ne sais plus… enfin bref, Jodie est partie deux ans tout juste après qu’on se soit marié. Rachel n’avait que quelques mois mais ça ne l’a pas inquiété, elle est partie quand même, sans se retourner. Je ne sais pas même pas si elle est toujours en contact avec sa fille » Il marqua une pause, se remémorant le visage souriant de sa première épouse. On lui avait pourtant dit que l’épouser était risqué, que ça finirait mal mais il avait choisi de ne pas écouter. Une belle erreur. « Ensuite nous avons Lindsay qui, aussi brillant médecin qu’elle était, n’a jamais été douée avec les enfants. Elle a longtemps voulu que j’envoie Rachel en pension à l’autre du pays… quelle idiote. Pour couronner le tout, il y a bientôt trois ans, elle m’a appris dans le même temps qu’elle était enceinte et qu’elle me trompait depuis un certain temps. Le plus drôle, c’est que ce n’est pas d’apprendre son infidélité qui m’a le plus surpris, c’est la grossesse. A son âge… et au mien… nom de Dieu » Son coeur battait fort, fort, jusque dans sa gorge et l’espace de quelques secondes, Neal crut qu’il allait vomir. Right there, right now. Ironique, alors qu’il abordait cette grossesse qui l’avait tant étonné. « N’oublions pas le fait qu’elle a eu la présence d’esprit de se suicider dans des circonstances assez étranges pour qu’on m’accuse de l’avoir tuée. Pourquoi me serais-je donné la peine ? On allait divorcer après tout » Il n’aurait pas eu à jouer les veufs éplorés si elle avait attendu quelques jours de plus. Juste l’ex-mari bouleversé. On ne l’aurait pas associé à son nom chaque fois qu’un hôpital ou que l’un de ses travaux était mis à l’honneur. « Et Billie… j’ai vraiment cru que c’était la bonne. Ça allait trop vite mais j’y croyais, même si elle avait l’âge d’être ma fille… et finalement, cette fille est une pute. Une vraie. Une nana qu’on a payé pour entrer dans ma vie pour un malheureux bouquin, tu y crois toi ? » Il laissa échapper un rictus mauvais et termina ce qui restait de whisky au fond de son verre. « Alors tu vois Frankie, je commence sincèrement à me demander si je n’attire pas uniquement des garces égoïstes et manipulatrices » conclut-il avec un autre rire sans joie. Ça semblait plus triste qu’agressif tout à coup, comme si formuler à voix haute ce qui n’avait cessé de tourner dans sa tête avait aidé la colère à disparaître, pour laisser place à la tristesse. Neal n’était pas certain que c’était préférable mais il n’était plus en état de réfléchir.

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MessageSujet: Re: drunk dialing never ends well w/ francesca   Mer 21 Jan - 17:09

Revenir dans cet appartement lui rappelait pleins de souvenirs, des souvenirs agréables bien entendu. Rien n'avait changé, chaque meuble était à sa place, elle n'eut pu s'empêcher de remarquer une photo de Rachel et Daniel visiblement récente posé sur la bibliothèque. La nouvelle compagne de Neal avait de la chance de connaître tout ça pensa t-elle. Frankie n'a jamais vraiment pensé à fonder une famille mais il se dégageait une ambiance très familiale dans cet appartement et elle trouvait ça plutôt sympathique.  « Je ne sais pas, ça paraissait approprié ?  » dit Neal, elle fronça les sourcils elle ne comprenait pas vraiment ou il venait en venir.  « La dernière fois qu’une femme a manqué de foutre ma vie en l’air, tu étais déjà là alors j’ai pensé… je ne sais pas » Frankie leva les yeux au ciel, maintenant elle comprenait mieux la référence à Lindsey mais est ce que ça voulait dire qu'il c'était passé quelque chose avec sa nouvelle compagne ? Visiblement le verre de whisky et la chemise légèrement ouverte sur le devant en témoignaient.  « A croire que je les attire… je t’ai déjà parlé de Jodie, la mère de ma fille ? Peut-être pas, je ne sais plus… enfin bref, Jodie est partie deux ans tout juste après qu’on se soit marié. Rachel n’avait que quelques mois mais ça ne l’a pas inquiété, elle est partie quand même, sans se retourner. Je ne sais pas même pas si elle est toujours en contact avec sa fille » Frankie ouvrit les yeux en grand, non il n'avait pas vraiment mentionné sa première femme, elle savait juste que Rachel était le fruit de leur amour mais il n'avait rien précisé à son sujet. Apprendre une telle chose étonnait la jeune asiatique surtout lorsqu'elle repensait aux quelques confidences qu'il lui avait fait sur Lindsey. « Ensuite nous avons Lindsay qui, aussi brillant médecin qu’elle était, n’a jamais été douée avec les enfants. Elle a longtemps voulu que j’envoie Rachel en pension à l’autre du pays… quelle idiote. Pour couronner le tout, il y a bientôt trois ans, elle m’a appris dans le même temps qu’elle était enceinte et qu’elle me trompait depuis un certain temps. Le plus drôle, c’est que ce n’est pas d’apprendre son infidélité qui m’a le plus surpris, c’est la grossesse. A son âge… et au mien… nom de Dieu » Une moue de compréhension, Frankie comprenait enfin non elle essayait plutôt de comprendre. A l'époque elle avait été très surprise d'apprendre cela sur son amie. Elle qui mentionnait toujours sa relation avec Neal d'un air idyllique, ça devait sûrement être une façon de cacher un malaise profond avait pensé Frankie lorsque Neal lui avait avoué ce qu'il en était vraiment de leur relation.  « N’oublions pas le fait qu’elle a eu la présence d’esprit de se suicider dans des circonstances assez étranges pour qu’on m’accuse de l’avoir tuée. Pourquoi me serais-je donné la peine ? On allait divorcer après tout » oui Francesca avait quelque peu oublié cette partie, elle en avait vite fait entendu parler en regardant le New York Times alors qu'elle était en Europe et avait été soulagé qu'aucune charge n'avait finalement été retenue contre Neal. « Et Billie… j’ai vraiment cru que c’était la bonne. Ça allait trop vite mais j’y croyais, même si elle avait l’âge d’être ma fille… et finalement, cette fille est une pute. Une vraie. Une nana qu’on a payé pour entrer dans ma vie pour un malheureux bouquin, tu y crois toi ? » la cerise sur le gâteau comme on dit, Frankie n'en revenait pas de cette révélation, tout avait un sens maintenant. Ce n'était pas une simple rupture ou de l'infidélité, Neal avait été trahit par la femme qu'il aime. Elle qui pensait que sa vie sentimentale était un véritable champ de bataille, il fallut qu'elle entende le récit de Neal pour comprendre qu'il y avait plus malheureux qu'elle. Elle ne savait plus quoi dire, en fait elle n'était pas très doué pour ces choses là. Réconforter les gens ce n'était pas vraiment son truc, elle préférait être là quitte à ne rien dire plutôt que de faire une boulette. « Alors tu vois Frankie, je commence sincèrement à me demander si je n’attire pas uniquement des garces égoïstes et manipulatrices » « Non … enfin sauf si tu me considères comme une garce égoïste et manipulatrice. » est ce qu'elle venait vraiment de dire ça ? Son regard envers Neal en disant long sur le fait qu'elle ne comptait pas du tout dire ça à voix haute. « Je suis désolée, Neal ce n'est pas le moment pour dire ça … mais je n'ai pas été très honnête envers toi et pour une fois dans ta vie je crois qu'une femme te dois la vérité. » se reprit-elle sans être vraiment sûre de savoir ou elle allait. « Je t'ai menti, je ne suis pas partie en Europe pour le boulot ou parce qu'on m'a appelé en urgence, je suis partie parce que …  » elle s'arrêta, elle était incapable de le dire, Francesca Evans révélant ses sentiments c'était impossible. « Je crois que c'était une mauvaise idée de m'appeler, je ferai mieux d'y aller, je suis loin d'être la mieux placée pour te soutenir dans ce genre de moment » balbutia t-elle en cherchant sa pochette et voulant prendre la poudre d'escampette à tout prix.

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MessageSujet: Re: drunk dialing never ends well w/ francesca   Sam 31 Jan - 22:02


drunk dialing never ends well

Evoquer Lindsay était déjà plus que limite mais évoquer Jodie ? Dieu, c’était vraiment pathétique. Il s’en mordrait les doigts d’ici quelques heures, s’en voudrait terriblement d’avoir laissé l’alcool parler ainsi à Frankie. Ils ne s’étaient pas vus depuis des mois et après avoir enfin récupéré son numéro de téléphone, il ne trouvait pas mieux à faire que de l’appeler un soir pareil ? Clairement, elle avait mieux à faire et elle s’était probablement inquiétée, changeant ses plans pour lui. Il la mettait mal à l’aise, c’était évident, et il s’attendit presque à ce qu’elle tourne les talons et claque la porte après son petit laïus. Mais elle n’en fit rien, se tenant là, à le regarder droit dans les yeux. « Non, dit-elle finalement et il songea un instant qu’elle avait décidément bien changé si elle s’apprêtait à le réconforter, enfin sauf si tu me considères comme une garce égoïste et manipulatrice » Oh. Wait, what ? Qu’était-elle en train de dire ? Neal s’immobilisa, les sourcils froncés, les yeux rivés sur la jeune femme qui lui faisait face. « Je suis désolée, Neal ce n'est pas le moment pour dire ça … mais je n'ai pas été très honnête envers toi et pour une fois dans ta vie je crois qu'une femme te doit la vérité » Une partie de lui, une toute petite partie de lui, était bien d’accord avec elle. Le reste était bien trop surpris pour réagir. « Je t'ai menti » Son coeur rata un battement à ces mots. Qu’allait-elle lui avouer ? Il n’était pas certain de pouvoir supporter une autre grande révélation, pas après Billie. « Je ne suis pas partie en Europe pour le boulot ou parce qu'on m'a appelé en urgence, je suis partie parce que... » Parce que ? Parce que ? Oh for the love of God, ce n’était pas le moment de ménager un instant de suspens. Mais il réalisa, en la regardant, qu’elle était réellement paniquée et si elle était tant nerveuse, c’est sans doute parce que ses aveux avaient un rapport avec lui. Sauf si tu me considères comme une garce égoïste et manipulatrice. C’était bien ce qu’elle avait dit ? Sauf si tu me considères. Elle… oh. Ses traits se détendirent alors qu’il comprenait ce qu’elle cherchait désespérément à dire. « Je crois que c'était une mauvaise idée de m'appeler, je ferai mieux d'y aller, je suis loin d'être la mieux placée pour te soutenir dans ce genre de moment » fit-elle alors, les yeux baissés, cherchant probablement ses affaires du regard. Il la laissa faire un instant, se demandant ce qu’il adviendrait de ce renouveau timide d’amitié qu’ils construisaient jusque-là s’il la laissait partir. Elle s’enfuirait à nouveau, c’était certain. Elle disparaîtrait sans donner de nouvelle et Neal savait qu’il refusait que ça arrive à nouveau. Il avait été peiné, plus qu’il ne l’aurait imaginé d’ailleurs, la première fois et il savait bien que ce n’était pas uniquement dû au hasard s’il l’avait appelée, elle, ce soir. Elle le connaissait bien et leur complicité lui avait manqué. Il ne pouvait pas la laisser partir. Pas encore.

Sans un mot, il déposa son verre vide et traversa la pièce, la rejoignant en quelques enjambées. Il aurait probablement dû faire ça plus tôt mais à l’époque où il en avait eu l’occasion, il y avait eu Lindsay. La fidélité ne signifiait peut-être rien à ses yeux mais Neal avait prononcé des voeux qu’il avait entendu respecté. Il l’avait fait, pendant plus de vingt ans et c’était sans aucun doute ce qui avait altéré sa vision de Frankie. Elle avait été l’élève puis l’amie de sa femme avant d’être son amie à lui également mais elle n’avait jamais vraiment été une femme. Mais Lindsay n’était plus là et Billie non plus. Elle, si. Ce raisonnement ne tiendrait probablement plus la route une fois que le whisky aurait disparu de son organisme mais ça n’avait pas d’importance. Ses mains trouvèrent son visage et il se pencha sur sa bouche presque sans réaliser ce qu’il faisait. « Je n’ai jamais de mauvaise idée, murmura-t-il contre ses lèvres, j’ai tout un stock de critiques littéraires qui le prouvent » Il avait l’agréable impression d’avoir vingt ans à nouveau, sensation dont il pouvait attribuer l’origine au whisky ou Frankie. Et s’il devait être honnête, c’était probablement à elle qu’il devait de se sentir comme ça.
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MessageSujet: Re: drunk dialing never ends well w/ francesca   Jeu 12 Fév - 18:19

Pour une fois dans sa vie, Frankie avait dit quelque chose sans réfléchir, sans penser aux conséquences. Elle avait fait comprendre à Neal, d'une façon ou d'une autre, qu'elle était attirée par lui et qu'elle ne voulait pas être une simple amie. Elle aurait sûrement du éviter de le faire un soir ou il avait bu trop de whisky, mais c'était sortit tout droit de son cœur, sans qu'elle n'ait eu le temps de comprendre. Elle n'avait même pas remarqué les réactions de Neal au fur et à mesure ou elle parlait. Essayant de s'échapper, elle reboutonna son manteau et s'empara de sa pochette. Une nouvelle fois, elle cherchait à fuir Neal, ses sentiments, elle regrettait maintenant de lui avoir dit tout ça, c'était stupide pensa t-elle. Sans compter sur le fait que le jeune cinquantenaire venait tout juste de se faire larguer. Neal resta assis, elle se dirigea vers la porte qu'elle avait passé quelques minutes auparavant, cherchant ses clés dans sa pochette, elle en reversa l'intégralité lorsqu'elle sentit les mains de Neal se poser sur son visage. Il s'approcha alors de ses lèvres, son cœur battait à vive allure, sa respiration s'accéléra elle ferma les yeux comme si elle attendait ce moment depuis si longtemps. Elle était terriblement attirée, le genre d'attraction qui vous donne envie d'enlever vos vêtements et de passer à l'acte charnel. Elle s'approcha un peu plus de sa bouche et c'est à cet instant qu'il prit la parole « Je n’ai jamais de mauvaise idée, j’ai tout un stock de critiques littéraires qui le prouvent » si elle esquissa un sourire, elle se recula rapidement à l'odeur de son haleine fortement alcoolisée. Elle se rendait alors compte qu'il ne s'en souviendrait peut être pas demain ou même tout court. Elle le regarda alors droit dans les yeux, elle n'avait qu'une envie, l'embrasser mais il fallait être réaliste, peut être que ce geste n'était que la conséquence du manque de chance qu'avait l'écrivain avec la gente féminine. « Neal ... » dit-elle en essayant de reprendre ses esprits. « Tu as bu … et Billie vient tout juste de te quitter … et même si j'ai très envie de t'embrasser, je n'ai aucune envie d'être la roue de secours. » déclara t-elle. Bon sang, pourquoi est ce qu'elle avait choisi ce moment précis pour lui révéler ce qu'elle ressentait. Tout aurait été tellement plus simple si il ne l'avait pas appelé. De toute façon, même si il était sobre le moment était mal choisis, Billie venait de le laisser tomber et Francesca était bien placée pour savoir qu'on a souvent envie de se réconforter dans les bras de quelqu'un d'autre dans ce genre de moment. Elle n'avait pas envie que Neal l'embrasse fougueusement pour finalement regretter son geste demain matin. Elle soupira, elle avait toujours le chic pour se mettre dans des situations compliquées. « C'est pour ça que je suis partie sans te prévenir l'année dernière … je commençais à avoir des sentiments pour toi alors que ta femme venait tout juste de mourir ... » elle voulait lui faire comprendre que ce n'était pas un jeu, elle était véritablement attirée par lui et qu'elle avait préféré renoncer à ses sentiments et s'enfuir plutôt que de sortir avec le mari de sa défunt amie.

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When life has cut too deep and left you hurting, the future you had hoped for is now burning and the dreams you held so tight lost their meaning and you don't know if you'll ever find the healing. The sun is rising
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