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 don't get too close, it's dark inside + jaimee

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Maxence Hepburn

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INSCRIPTION : 26/01/2015
AVATAR : jamie dornan
STATUT : célibataire, se complaisant dans sa solitude

MessageSujet: don't get too close, it's dark inside + jaimee   Dim 15 Fév - 15:32

I think I'm moving but I go nowhere
   
When the days are cold. And the saints we see are all made of gold. When your dreams all fail. And the ones we hail are the worst of all. And the blood's run stale. I want to hide the truth. I want to shelter you. But with the beast inside thre's nowhere we can hide. No matter what we breed we still are made of greed. This is my kingdom come. Don't get too close, it's dark inside : It's where my demons hide...
Le regard du jeune homme se perdait dans la salle d’attente. Il avait l’impression d’être là depuis plus d’une heure et le mouvement perpétuel des patients et des médecins commençait à le fatiguer. Sa tête le lançait constamment ne lui accordant aucun répit. Il ne pouvait même pas somnoler un peu, à chaque fois qu’il avait l’impression de s’assoupir l’élancement à l’intérieur de son crâne reprenait de plus belle et avait pour effet de le réveiller presque instantanément. Alors il n’avait rien d’autre à faire que de rester là, assis dans son coin, les yeux dans le vague à attendre que le temps passe et que ce soit enfin son tour. Quand il était arrivé, il avait été entouré d’au moins trois infirmières essayant de déterminer si son cas était plus grave que les autres. Mais au final le sang qui s’était échappé de sa blessure à l’arcade n’était pas si grave semble-t-il. Elles lui avaient simplement donné quelques compresses à maintenir contre sa blessure le temps que l’afflux de sang se calme. Et sans grande surprise, ça avait eu l’effet escompté mais ça n’arrangeait en rien ses mains abimées et son mal de tête constant. Maxence avait l’impression que le monde tournait bien trop vite autour de lui et il n’attendait qu’une seule chose : pouvoir rentrer chez lui, se laisser tomber sur son lit et ne plus en sortir avant le lendemain. En réalité il attendait autre chose et dans le fond c’était bien la seule perspective qui réussissait à rendre ses séjours fréquents à l’hôpital, presque agréable. Il la voyait déjà d’ici en train de lever les yeux au ciel et réprimer son mécontentement de le voir dans cet état. Le jeune homme n’arrivait même pas à déterminer si son comportement l’amusait plus qu’il ne le trouvait touchant. La réalité se trouvait certainement entre les deux même s’il était incapable de l’expliquer. Il ne savait même pas pourquoi il tenait à ce que ce soit elle et pas une autre. Elle était plutôt mignonne et il défiait quiconque de nier ce point et à force de se retrouver face à elle, ils avaient développé une certaine confiance. Maxence ne se méfiait même plus quand il la voyait approcher avec une aiguille ou une seringue en main, il savait très bien qu’elle ne lui ferait rien et qu’au contraire elle avait plutôt tendance à faire tout ce qu’elle pouvait pour le soigner. Sa demoiselle avait même une curiosité assez développée et il avait finit par s’en amuser. Pour l’instant, du moins. Cela se voyait sur son visage que parfois elle se retenait de poser une question et il voyait même quand elle se retenait de faire un commentaire. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir en fin de compte, elle le voyait à intervalles réguliers et à chaque fois dans un piteux état. N’importe qui se demanderait ce qui se passait à sa place. Mais jusqu’à présent elle n’avait jamais rien dit, se contentant de le mettre en garde gentiment même si elle devait se douter qu’il n’y avait pas de grande chance qu’il ne l’écoute. Mais au-delà de tout ça, Maxence se souvenait parfaitement que ce qui l’avait marqué c’était la facilité avec laquelle le contact s’était créé. La facilité avec laquelle il avait bien vite oublié qu’elle était, à la base, simplement là pour le soigner. Elle était bien la première qui ne le craignait pas du tout et qui n’hésitait pas à lui répondre. Qui ne comptait pas se laisser faire une seule seconde et c’était le genre de chose qui l’avait amusé bien au-delà de ce qu’il aurait cru. A croire que se rendre à l’hôpital n’était plus aussi dramatique qu’auparavant même si Maxence ne l’aurait jamais avoué à qui que ce soit. Le jeune homme sortit de ses pensées quand il entendit son nom résonner à travers la salle d’attente. Il eut l’impression d’enfin reprendre contact avec le monde réel et en voulant se lever une vielle douleur à l’épaule se manifesta. Il serra les lèvres pour éviter une grimace alors que cette douleur s’ajoutait à tout le reste. Il n’avait pas bougé depuis son arrivée, il s’était simplement calé sur une de ces chaises inconfortables et il en avait presque réussi à oublier son épaule et tout le reste. Mais en voulant se relever trop vite, il venait de réduire ses derniers efforts à… rien du tout. Pour autant il suivit l’infirmière, ou peu importe sa qualification, tout en essayant de ne rien laisser paraitre. Il retrouva le chemin familier des couloirs de l’hôpital et passait devant les différentes chambres jusqu’à ce que l’infirmière ne lui désigne un box d’auscultation où il pouvait s’installer. Il la remercia du bout des lèvres avant de la voir disparaitre derrière la porte. Il se retourna et se rapprocha du lit pour s’y assoir comme un vieil habitué de tout ce genre de procédure. En réalité Maxence doutait même d’avoir la force de rester debout bien longtemps et maintenant qu’il était seul il ne retint même pas une grimace quand sa douleur à l’épaule se fit une nouvelle fois sentir. Il avait l’impression que de petits morceaux de verre étaient coincés dans sa peau et qu’à chaque mouvement de sa part ils s’enfonçaient un peu plus. Mais dans souvenir il n’était tombé sur aucune façade en verre ou quoi que ce soit d’autre dans le même genre. Cela dit, ça lui apprendrait surement à jouer au plus malin et à penser qu’il n’avait rien à perdre et que rien de grave ne pouvait lui arriver. D’accord son état aurait pu être pire mais il avait presque perdu l’habitude de sentir aussi mal en sortant d’une bagarre. Les bleus, la lèvre fendue, l’arcade ouverte tout cela ne lui faisait plus rien parce qu’il en avait pris l’habitude. Mais pour le reste, c’était une toute autre histoire. Il était en train d’inspecter ses mains quand la porte s’ouvrit une nouvelle fois et Maxence releva doucement les yeux. « Mademoiselle Lockwood, mon infirmière préférée… » Le coin de ses lèvres s’étira en un sourire alors qu’elle fermait la porte derrière elle. Il devait certainement en profiter tant qu’elle ne savait pas encore ce qui lui était arrivé. Le jeune homme ne se faisait pas d’illusion, d’ici quelques minutes la plaisanterait marcherait beaucoup moins bien. Mais pour le moment Maxence lui adressa un sourire amusé. « Faites pas cette tête. Je sais que ça fait un petit moment qu’on s’est pas vus mais je vous assure que je me suis donné beaucoup de mal pour revenir et ça a marché. Vous devriez être contente même… » Il arqua un sourcil avant de lui adresser un nouveau sourire. Il n’avait plus qu’à attendre le moment où elle lui ferait face et elle n’hésiterait pas à lui dire le fond de sa pensée. Mais le jeune homme se plaisait à penser qu’elle aimait autant que lui le voir débarquer comme ça même si sa conscience professionnelle était contre. S’ils n’avaient pas été dans l’enceinte d’un hôpital les choses auraient certainement pu être beaucoup plus simples pour eux mais ce n’était pas quelque chose qu’ils pouvaient contrôler. « Par contre cette fois-ci faudrait regarder l’épaule en plus. Je sais pas si je suis tombé et si c’est à cause du choc mais ça fait un mal de chien. » En réalité il savait très bien ce qui lui était arrivé mais il valait sans doute mieux pour elle, qu’elle ne le sache pas. Jamais.
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Jaimee Lockwood

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MessageSujet: Re: don't get too close, it's dark inside + jaimee   Ven 20 Fév - 14:05

Here we are don't turn away now
   
As a child you would wait and watch from far away. But you always knew that you'd be the one that work while they all play. In youth you'd lay awake at night and scheme of all the things that you would change, but it was just a dream! The time will come when you'll have to rise. Above the best and prove yourself, your spirit never dies!
Soucieuse dans ses moindres gestes, la jeune fille veillait au mieux afin d'atténuer la douleur que pouvait ressentir cette patiente. Elle était parvenue à calmer ses tremblements, ou même les sueurs froides qui n'avaient cessé de l'animer alors qu'elle l'avait aidé à s'installer sur la table froide qui lui permettait de prendre des clichés pour des radio. La parole mais surtout le ton qu'elle avait adopté avait rassuré cette jeune fille. Jamais elle n'aurait pu expliquer ce fait, tant elle ne comprenait pas comment cela pouvait autant fonctionner. Mais au cours de son apprentissage, ses professeurs n'avaient cessé de leur rappeler que la douleur était bien souvent psychologique. Bien évidemment, certaines d'entre d'elles, les plus graves, étaient inévitables. Mais il suffisait pourtant de quelques mots, de quelques réconforts quels qu'ils soient, même les gestes les plus insignifiants, pour ainsi prouver aux personnes que leur force était toujours présente. Et ce fut grâce à cette preuve, que la jeune infirmière permit à cet pauvre malheureuse qui n'avait pu soutenir son enfant par inattention, qu'elle était bien plus forte qu'elle ne voulait le paraître mais surtout le croire.  Après tout, les accidents de la vie quotidienne étaient des risques quasi permanents. Nul ne pouvait les anticiper, nul ne pouvait les prévoir, il suffisait juste de faire avec et ne pas s'en vouloir. Ce n'était pas de sa faute si elle avait perdu l'équilibre, tout comme ce n'était pas la faute de son enfant. Ils avaient simplement voulu profiter de la vie ensemble et agir comme quiconque l'aurait fait. Il fallait juste faire avec. Souriant alors qu'elle parvenait à ses fins, Jaimee finit par aider cette jeune fille à s'asseoir sur la table d'auscultation pour ainsi commencer les soins nécessaires à la pose d'un plâtre. Elle s'en sortait sans trop de dégâts, il y avait eu beaucoup plus de peur que de mal, chose qui était le plus important. D'ici quelques minutes, cette jeune fille pourrait retrouver son petit garçon et aurait l'occasion de le serrer dans ses bras tout en lui confirmant le fait qu'elle allait bien. Mais aussi en le rassurant sur le fait qu'il ne devait pas s'en vouloir. Le métier d'infirmière était bien plus un cadeau qu'une profession en fin de compte. Car pouvoir assister au spectacle d'une mère serrant son enfant dans ses bras, le rassurant tout en comprenant l'amour qu'ils pouvaient ressentir l'un pour l'autre, était la plus belle chose à admirer. Certes, il y avait énormément d'inconvénient dans son métier. Mais finalement, ils n'étaient rien en comparaison de tout cela. C'est donc avec ce même sourire, que Jaimee termina son travail et qu'elle prescrit à sa patiente quelques antibiotiques ainsi que des aspirines pour ainsi atténuer la douleur. Il suffisait simplement de faire attention pendant trois semaines pour l'instant. Elles verraient ensemble ce qu'il se passerait au terme de ce délais, même si la jeune fille était prête à croire que tout irait pour le mieux. Après quoi, c'est avec ce même sourire empli de fierté qu'elle se dirigea vers le grand évier pour se laver les mains de manière plus convenables. Perdue dans ses pensées, la jeune fille fut ramener à la réalité par la voix de l'une de ses collègues qui venait l'informer que son patient fétiche était arrivé. Désireuse de s'amuser avec sa collègue, la jeune fille se contenta simplement de prendre un air légèrement idiot tout en demandant qui était son patient fétiche. Bien entendu, elle savait très bien de qui elle parlait. Et rien que l'idée de pouvoir le revoir avait tendance à éveiller en elle quelque chose de spécial et de particulier. Mitigée entre deux sentiments : celui de le revoir et un autre beaucoup moins content puisque cela signifiait qu'il était souffrant, la jeune fille ne put retenir son rire dès qu'elle entendit ce fameux surnom que les filles s'étaient plu à attribuer à ce cher « Sexy Patient » alias Maxence Hepburn. Elles auraient pu trouver mieux, même si elle voulait bien admettre la première que son charme ne la laissait pas indifférente. Quoi qu'il en soit, c'est avec ce même rire pour ainsi se moquer un peu de l'infirmière que la jeune fille lui répondit qu'elle y allait de ce pas. Une fois seule, Jaimee s'empressa de se sécher les mains et se contenta de retourner au niveau de l'accueil pour ainsi prendre connaissance de l'état pour le moins bien amoché de son patient favoris. La jeune fille était toujours consciencieuse avec tous ces patients en général, elle n'aimait pas faire comme ces médecins qui se détachaient des gens et qui arrivaient sur les lieu sans même savoir si il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Ce comportement, pourtant nécessaire, elle en avait bien conscience, lui dévoilait un caractère trop inhumain. Ainsi, c'est avec sérieux et la plus grande attention qu'elle se mit à parcourir la fiche d'informations de monsieur Hepburn. Apparemment il souffrait de quelques égratignures comme ils se plaisaient à les appeler. Mais encore une fois, Jaimee laissa son esprit vagabonder vers les raisons pour lesquelles il se retrouvait toujours dans des états pareils. Elle ne pouvait pas aller plus loin dans sa curiosité et pourtant, elle aurait tant aimé connaître les aspirations du jeune homme quant à la défense de ses idéaux. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait l'impression que cela dépassait tout entendement mais surtout que c'était une réelle justice qu'il désirait offrir aux autres. Réajustant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle finit par toquer délicatement contre la porte qui les séparaient, avant de pénétrer à l'intérieur de la pièce.  « J'aimerai pouvoir en dire tout autant pour vous monsieur Hepburn, néanmoins je préfère garder une réserve pour la fois où je vous croiserai dans un tout autre contexte. » Son sourire, pourtant taquin, commençait déjà à s'effacer doucement au fur et à mesure qu'elle constater des dégâts sur le visage de Maxence. La jeune fille s'empressa alors de refermer la porte derrière elle et ne pu retenir de lever les yeux au ciel alors qu'il s'amusait de cette manière. Ce jeu là était devenu une habitude et bien plus que cela en réalité. Il s'agissait là de se rassurer, du moins, de prouver à Jaimee qu'il allait bien malgré tout. Et quelque part, même si elle trouvait toujours à redire vis à vis de ces remarques, elle était contente de pouvoir entendre ce genre de phrase.  « Je serai contente, comme vous le dîtes, quand je vous saurai en meilleur état que celui là. Par contre, je tiens à vous féliciter pour aujourd'hui... » Elle marqua une courte pause et commença à soutenir son regard bleuté, alors qu'elle s'avançait doucement vers lui pour ainsi prendre en considération son arcade.  « … on sent à quel point j'ai pu vous manquer. » La jeune fille fronça ses sourcils et sortit de la poche de sa blouse une paire de gants, alors que son regard continuait de regarder la manière dont l'arcade avait pu être ouverte.  « C'est arrivé en sortant de votre voiture ? » Ses lèvres dessinaient déjà un sourire en coin, alors qu'elle savait qu'il allait lui donner une excuse complètement fausse et éloignée de la réalité. C'était un peu la continuation de leur petit jeu, d'autant plus qu'elle ne devait pas aller trop loin dans son questionnement. Quoi qu'il en soit, elle appréciait ce qu'ils vivaient, et quelque par il était son rayon de soleil de la journée. Jaimee finit par ancrer son regard dans celui du jeune homme, et fut surprise en entendant sa remarque vis à vis de son épaule. Ainsi c'est en prenant un peu de recul qu'elle commença à passer doucement sa main sur le bras de son patient.  « On va commencer par regarder ça alors. Je vois que mes collègues vous ont bien prises en charge pour le sang. » Sa main remonta doucement au niveau du biceps de Maxence alors que son autre bras venait naturellement se placer au niveau de son omoplate.  « Vous me dîtes à partir d'où ça devient insupportable. » Elle sentit alors de quel ordre était cette douleur et sans crier gare finit par se rapprocher complètement de lui pour ainsi le maintenir contre elle et donner un grand coup sec vers le haut et la gauche pour ainsi lui replacer l'épaule.  « Serrez ce que vous tenez, je sais que c'est douloureux. » La jeune fille était habituée à ce que les personnes réagissent de façon plus moins différentes quand il s'agissait de se faire remettre une épaule. Beaucoup la rejetaient, d'autres au contraire ne voulaient plus qu'elle parte et la serrait assez fortement pendant quelques secondes, c'était un mal si lancinant qu'elle pouvait tout supporter. C'était un mal pour un bien et plus on attendait plus douloureuse était la remise en place. Elle même serrait ses dents à chaque fois pour ses patients, et le faire à Maxence avait tendance à lui administrer la même douleur qu'il devait très certainement ressentir à l'heure actuelle.  « Il va falloir que vous reposiez votre bras pendant quelques jours. Le temps que la luxation puisse se rétablir. » La jeune fille finit par se reculer légèrement, profitant ainsi de ce geste pour regarder les yeux du jeune homme et ainsi lui dévoiler à sa manière, qu'elle voulait simplement son bien et que cela lui fendait le cœur d'avoir du lui causer ce mal.
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Maxence Hepburn

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MessageSujet: Re: don't get too close, it's dark inside + jaimee   Ven 27 Fév - 16:18

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Doucement mais surement Maxence commençait à trouver le temps long. Il commençait à avoir l’habitude de ses petits détours à l’hôpital et il savait très bien qu’il fallait être patient dans ces moments là. A moins d’arriver déjà à moitié assommé le personnel de l’hôpital s’assurait qu’il n’y avait rien de très grave ou de particulièrement urgent avant de vous ajouter à la liste. La longue liste de patient qui attendait, encore et encore, que ce soit leur tour. C’était ce à quoi Maxence avait le droit à chaque fois. Il avait fini par s’y faire : d’une parce qu’il n’avait pas vraiment le choix et de deux parce qu’il avait finalement appris que l’attente en valait souvent la peine. Cela voulait dire qu’à la fin il serait pris en charge par une infirmière et pas n’importe laquelle. Il ne savait pas vraiment pourquoi il l’appréciait elle, plus que les autres. Mais le résultat était le même. A présent l’hôpital l’ennuyait moins parce qu’il savait qu’en fin de compte, peu importe la douleur ou ce qui pouvait lui arriver il aurait au moins le droit de l’embêter pendant dix minutes et que, patient ou non, elle ne se gênait pas pour se défendre. Cela l’amusait bien plus qu’il ne voulait l’avouer. Elle était probablement la seule à agir ainsi avec lui, de façon aussi naturelle et spontanée. Elle ne donnait même pas l’impression de se demander ce qu’il pouvait penser d’elle. Comme si, dans le fond, elle s’en fichait et que la seule chose qui lui importait vraiment c’était de le soigner. C’était bien la seule et unique chose avec laquelle Maxence n’avait jamais pu plaisanter. Il avait pourtant essayé, relativisant ses blessures pour qu’elles paraissent moins graves. Mais s’il avait réussi à lui faire esquisser un sourire, ce n’était jamais allé au-delà. Elle s’inquiétait trop pour cela. Elle ne quittait pas sa blouse d’infirmière professionnelle et prête à tout pour soigner quelqu’un. Il aurait pu être le pire type qu’elle ait jamais rencontré, le jeune homme savait qu’elle l’aurait soigné de la même manière et avec autant d’attention. Il n’aurait simplement pas eu le droit de la voir sourire et il devait bien admettre qu’il aurait loupé quelque chose… Cela dit Maxence commençait à penser qu’aujourd’hui il n’allait pas s’en sortir avec la même facilité. La jeune femme était, plus ou moins, habituée aux diverses égratignures et à l’arcade ouverte. Comme lui en fait. Sauf que pour le coup il n’y avait pas été de main morte et le jeune homme ne s’en rendait compte que maintenant. L’immobilité l’avait aidé à oublier la douleur mais chaque mouvement la faisait se rappeler à son bon souvenir. Le simple déplacement qu’il avait du effectuer entre la salle d’attente et le box d’auscultation avait été une vraie épreuve. Il avait serré les lèvres essayant de ne rien laisser paraitre, essayant d’oublier la douleur et comment il en était arrivé là. Plusieurs années auparavant une telle blessure aurait suffit à Maxence pour qu’il décide d’arrêter. La douleur lui aurait fait comprendre que se laisser guider par son impulsivité et la violence n’était pas la meilleure des solutions. Qu’il pouvait faire autre chose de sa vie. Mais aujourd’hui c’était bien trop tard. Il y avait prit goût et il ne savait plus comment faire autrement. Il aimait sentir l’adrénaline courir dans ses veines quand une bagarre approchait, regarder ses adversaires en essayant de deviner lequel serait le premier à se défiler. Il aimait la sensation qui s’emparait de son corps une fois que c’était fini et ce peu importe l’état dans lequel il en ressortait. Les blessures faisaient parties de sa vie, à présent. En tout cas les blessures légères. Celles auxquelles il avait le droit à chaque fois et qui ne faisait mal que sur l’instant. Il avait oublié le reste. Celles plus graves qui étaient beaucoup plus douloureuses. Peut-être qu’il n’aurait pas du sous-estimer celui qui s’était retrouvé en face de lui. Ne pas baisser sa garde trop vite en pensant que son adversaire avait déjà rendu les armes. Maxence y avait cru l’espace de quelques secondes et ça lui avait suffi pour se retrouver par terre. D’abord déboussolé il s’était relevé alors que l’autre agrippait son épaule, la faisant craquer sous le choc. La douleur l’avait immédiatement envahi mais il n’avait rien dit. Il ne le pouvait pas devant autant de monde. Il s’était débrouillé, se servant de son bras valide pour mettre fin à la rencontre avant de faire demi-tour. Tout le monde s’était séparé alors que Maxence pensait déjà au chemin le plus court qu’il pouvait emprunter pour se rendre à l’hôpital. Là où il était finalement, à attendre son tour et essayant de bouger le moins possible pour ne pas réveiller la douleur. Il avait relevé les yeux en entendant la porte s’ouvrir, esquissant un sourire en voyant son infirmière apparaitre. Peut-être que la douleur en valait la peine finalement. « Je ne suis pas votre patient préféré alors ? » Le jeune homme fit la moue comme si elle venait d’anéantir tous ses espoirs. « Croyez-moi je dois pouvoir rendre tout autre contexte assez attrayant pour vous… » Maxence lui adressa un sourire amusé, presque charmeur. Mais il savait très bien que leur petit jeu n’allait pas durer très longtemps. Il sentait déjà le regard de la jeune femme s’attarder sur ses blessures et il se doutait que d’ici quelques instants elle allait reprendre son rôle d’infirmière très à cœur. Elle examinait son arcade et Maxence se dit qu’elle avait surement commencé par ce qu’il y avait moins de pire. Le sang avait arrêté de s’échapper de la blessure et elle n’aurait probablement qu’à poser quelques points de suture. Il esquissa un sourire face à sa répartie avant de relever les yeux. « Je vous l’avais bien dis… Mais je me doutais bien que vous n’alliez pas me croire alors j’ai ramené les preuves. » Il croisa son regard et le jeune homme eut un nouveau sourire. Il lui était arrivé une fois de se demander ce qu’il ferait s’il n’avait pas eu d’excuses toutes préparées pour revenir. Finalement ses activités étranges d’hooligan lui donnaient une bonne raison pour passer un peu de temps à l’hôpital assez régulièrement. Il n’avait pas à réfléchir à autre chose.  A trouver une autre idée. Même s’il était plutôt doué pour s’en sortir sans trop de dommages comparé à d’autres, il était suffisamment blessé pour justifier ses venues et le temps qu’il passait à attendre dans la salle d’attente lui permettait de réfléchir afin de trouver une nouvelle histoire. Complètement fausse mais qui serait suffisante pour justifier ses blessures. Cela dit il doutait fortement qu’elle croit à tout. « Tout à fait. J’étais en train de sortir, un ami est arrivé et a cogné dans la portière qui m’a cogné moi. J’espère seulement qu’il ne l’a pas fait exprès. » Les lèvres du jeune homme s’étirèrent en un léger sourire, se doutant bien qu’elle n’allait pas y croire. Il était venu de trop nombreuses fois pour qu’un accident aussi simple que celui là puisse être crédible. Mais la jeune femme n’avait jamais rien dit et quelque part cela rassurait Maxence. Elle avait l’impression que quoi qu’il puisse faire, elle ne le jugerait jamais. Il sentit finalement sa petite main remonter le long de son bras et il craignait déjà le moment à venir. Docile il répondit à sa question essayant de garder le peu de dignité qui lui restait alors que la douleur recommençait. Il la sentit appuyer sur son épaule dans un geste sec et avant qu’il n’ait pu comprendre quoi que ce soit une douleur vive le fit serrer les dents, sa main libre s’accrochant au bord de la table d’auscultation. « Vous auriez pu prévenir… » Sa voix était basse, encore sous le choc alors qu’elle venait de lui remettre l’épaule en place. Il attendit que la douleur s’atténue un peu avant de relever les yeux. Pour une fois il devrait être en mesure de respecter à la lettre ses recommandations. « Pas de problème, je serai sage. C’est promis. Rappelez moi aussi de ne jamais vous énerver, vous pouvez être hyper dangereuse… » Maxence eut un sourire qui contrastait parfaitement avec le ton sérieux de sa voix. Il savait très bien qu’elle ne l’avait pas fait par plaisir et qu’elle était même prête à partager sa douleur si elle le pouvait. Elle commença à s’éloigner et le jeune homme en profita pour se redresser. Mais il avait voulu aller trop vite et la jeune femme était encore bien trop près de lui. Il la vit vaciller doucement, déséquilibré par le geste qu’il venait de faire. Maxence la rattrapa, sa main s’enroula autour du bras de la jeune femme avant que son bras ne passe dans le bas de son dos. Il ne manquerait plus qu’il blesse sa propre infirmière. « Désolé. Je crois que j’étais un peu trop rapide. » Il croisa son regard, esquissant un sourire avant de reprendre. « Je… Est-ce que ça va ? » Après un nouveau sourire, le jeune homme desserra sa prise doucement, pour s’assurer qu’elle ne risquait rien.
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MessageSujet: Re: don't get too close, it's dark inside + jaimee   Ven 6 Mar - 15:55

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Les relations entre chaque patient et chaque infirmière pouvaient être complètement différentes. On pouvait les compter au nombre de trois. Il y avait par exemple, celle durant laquelle le patient ne cherchait qu'une seule chose : qu'on lui efface complètement sa douleur. Lorsque ce type de personne était présente, la jeune fille savait qu'elle devait garder son sang froid mais surtout qu'elle devait endosser le rôle de l'infirmière qui se tait et qui assume son travail sans broncher. Elle était celle qui se trouvait en première ligne pour les insultes et autres menaces mais son professionnalisme devait être tel, qu'elle ne pouvait rétorquer à aucune des remarques qu'elle pouvait entendre. Car elle n'était là que pour soigner et par conséquent avoir cette espèce d'aura magique qui aurait du enlever toute forme de malaise et de douleur auprès de son patient. Autant l'avouer, Jaimee détestait ce genre de personne. Pour la simple et bonne raison que même si elle comprenait qu'ils devaient souffrir, elle ne parvenait pas à admettre le fait qu'on n'agit pas de la sorte avec une personne qui est censé vous aider. Elle avait juste l'impression d'être face à des personnes pourries gâtées qui voulaient simplement exagérer le mal pour ainsi être plaint de plus belle. D'ailleurs, elle ne ratait jamais une occasion de tourner le dos ne serait-ce que pour quelque secondes juste pour lever les yeux au ciel, avant de retrouver son masque indifférent et de continuer sa besogne. Rien ne naissait avec ce genre de personne, si ce n'était que de la pitié ou quelque chose qui s'y rapprochait. Il y avait ensuite cette sorte d'empathie qu'elle parvenait à avoir avec certaines personnes. Généralement, des enfants, avec qui elle s'amusait et avec qui elle cherchait à trouver le moyen de les aider du mieux qu'elle le pouvait juste pour leur montrer que le monde allait continuer de tourner. Ils étaient souvent une bouffée d'oxygène et parvenaient à lui prouver que se battre était la plus belle chose qu'on se devait de préserver. Garder cet espoir intact afin d'avancer, mais surtout afin de découvrir le monde tel qu'on aurait rêvé qu'il soit. Bon, bien entendu, c'était tout de même assez nuancé, car avec ce qu'elle avait vécu, la jeune fille ne savait plus trop à quoi son monde aspirait vraiment. Elle se contentait simplement de vivre au jour le jour, juste pour continuer à tracer sa petite route, sans plus rien attendre. Suivre le vent était devenu monnaie courante et de toute manière elle n'était même pas sûre de vouloir à ce que cela change un jour. Les ambitions lui étaient  inaccessibles et au moins, dans cet état d'esprit, elle osait croire que la moindre petite chose était susceptible de lui insuffler une once de bonheur. Et ces enfants l'étaient quelque part. Avec ces rêves pleins les yeux, tous ces espoirs qui s'étendaient au delà de leurs regards à perte de vue. Ils vivaient un peu tout ce qu'elle n'avait jamais pu connaître jusqu'alors et qu'elle ne connaîtrait pas. Au moins, elle les guidait vers une voie, celle de ne jamais perdre espoir. C'était avec ce cas précis, qu'elle appréciait au plus sa profession. C'était comme si elle était un tant soit peu importante pour quelqu'un et ce quelqu'un lui rendait bien en la faisant sourire. Et enfin, il y avait Maxence Hepburn. Jaimee était incapable de le classer dans l'une ou l'autre des relations qu'elle pouvait avoir dans sa profession tant elle avait l'impression d'avoir une sorte d'exclusivité avec lui. Depuis le début, ils étaient parvenus à instaurer cette sorte de bulle qui savait les encercler de manière délicate et qui faisait en sorte que ni l'un ni l'autre ne comprenait réellement ce qu'il se passait. Maxence était un patient hors du commun selon Jaimee. Enfin, il n'était pas un simple patient, mais cela allait au delà. Peut être que si ils s'étaient connus en d'autres circonstances et dans un autre lieu, ils auraient vécu autre chose ? Ils auraient été des amis, elle osait croire en cette option. Et même si il n'était qu'un patient, la jeune fille voulait bien admettre qu'il s'agissait bien plus que cette simple appellation à ses yeux. Pas encore un ami, mais beaucoup plus qu'un simple nom sur un dossier. Elle avait appris à le connaître et à apprendre à appréhender telle ou telle remarque. Au fil de leurs rencontres, la jeune infirmière avait appris à sympathiser avec lui, les menant vers cette sorte de relation qu'ils se plaisaient à entretenir ensemble. Ce petit jeu dont ils avaient besoin et qui savait les rassurer chacun leur tour. Ils ne se jugeaient pas, ils n'allaient jamais au delà des limites qu'ils s'étaient imposés. Même si, certaines barrières étaient belles et biens franchies. Ce paradoxe qui continuait à battre de son plein plaisait de plus en plus à Jaimee, qui ne pouvait s'empêcher de sourire à chaque fois qu'elle le voyait, qu'elle prenait soin de lui. Peut être qu'elle n'était qu'un pion pour lui, mais pour elle, elle avait l'impression d'être peut être un petit peu plus. Tout comme lui était bien plus. Il était inclassable, et elle veillerait toujours à ce qu'il le reste. Juste pour garder cette complicité intacte et pour continuer à entretenir ce petit quelque chose qu'elle apprenait à ne plus se passer. Mais quoi qu'il en soit et même si elle appréciait le croiser, il n'en restait pas moins qu'elle n'aimait pas le voir dans cet état. Tel un justicier en quête d'une rédemption, peut être qu'il sauvait des honnêtes gens. Mais ce qui en résultait lui faisait énormément mal au cœur. D'ailleurs, elle ne se gênait pas pour le lui dire. Même si elle savait pertinemment qu'il jugeait ses dires comme complètement désuets. Néanmoins elle ne put retenir son sourire dès lors qu'il la questionna sur le fait qu'il n'était peut être pas son patient préféré ? Autant entretenir le suspense au niveau de la réponse, même si elle était prête à parier qu'il savait déjà qu'il l'était. Aussi, elle se contenta simplement de lui sourire en guise de réponse, un sourire qu se voulait amusé et qui dévoilait des paroles qui n'avaient pas à être prononcés. Ce sourire finit par un roulement d'yeux vers le ciel dès que Maxence continua sur le chemin du charme et de la séduction avec cette éventuelle idée de lui montrer quelques attraits dans un autre contexte. Oh elle était persuadée qu'il y parviendrait, et l'idée même de le songer avait tendance à éveiller en elle quelque petites idées.  « Je suis persuadée que vous êtes capables de beaucoup de choses. D'ailleurs, vous en avez parlé à notre amie commune ? » Cette fois-ci Jaimee ne put retenir son rire en repensant à la dernière fois qu'ils s'étaient vus et à cette petite farce qu'ils s'étaient 'amusés' à mettre en place tous les deux. Sa pauvre collègue y avait cru en plus. C'était ce qui faisait rire de plus belle Jaimee qui parvint toutefois à se calmer et ainsi à s'intéresser à son patient préféré. C'est à ce moment là qu'elle se rendit compte de l'étendue des dégâts sur son visage. Un regard empli de compassion et dissimulant quelque part un peu d'effroi commença à se dessiner sur le visage de la jeune fille qui retrouvait un tempérament un peu plus refroidi que ce qu'elle avait pu avoir jusqu'alors. Elle ne pouvait pas le juger, elle n'était en droit de rien, mais en s'attachant à ce jeune homme, constater une telle étendue sur son visage avait tendance à lui faire mal au cœur. D'ailleurs, elle n'hésita pas à commenter dans cette optique lorsqu'il lui racontait à quel point elle avait pu s'être donné du mal afin de revenir vers elle. Elle ne manqua pas de faire un signe négatif de la tête en entendant sa réponse. C'est ce qui l'incita d'ailleurs à oser émettre une éventualité totalement erronée mais qui semblait satisfaire le jeune homme quant aux maux qu'il pouvait avoir au niveau de son visage mais également de son épaule. A en juger par ce qu'elle pouvait toucher, son épaule n'était pas en passe d'être cassée mais simplement démise. Des examens plus poussés auraient pu le confirmer, mais ce n'était peut être pas la peine d'en arriver jusque là. D'ailleurs, elle se mit légèrement à sourire dès qu'elle entendit qu'il confirmait ses dires vis à vis d'une éventuelle bousculade et d'une voiture. Autant que cela lui serve, si il avait à se justifier devant quelqu'un.  « Je l'espère aussi, sinon votre ami est assez spécial. » la jeune fille croisa le regard de Maxence et lui offrit un sourire en coin en signe de compréhension vis à vis de ce qu'il désirait dissimuler. Après tout, il était en droit de vouloir garder ses secrets pour lui et quelque part, la jeune fille y trouvait là un charme certain. Après quoi, elle continua son auscultation et en arriva au moment fatidique. Prenant son courage à deux mains mais surtout ne lui laissant aucune appréhension vis à vis de son geste, c'est avec un coup sec qu'elle parvint à lui remettre l'épaule et qu'elle maintint une certaine proximité afin de lui prouver qu'il n'était pas seul. Ses yeux se fermèrent quelques secondes, alors qu'elle entendit sa voix rauque, chargée de douleur qu'elle n'aurait jamais voulu lui infliger.  « Je suis désolée... » souffla t-elle à la limite de son oreille alors qu'elle se reculait légèrement afin de mieux laisser Maxence appréhender cette douleur lancinante. Il devait très probablement avoir l'impression de ressentir un milliers de petites aiguilles se planter au niveau de son épaule, ce qui incita Jaimee à lui faire ces quelques petites recommandations vis à vis des jours à venir. Ce n'était certes rien du tout, et quelque part aussi une évidence, mais elle préférait le rappeler au cas où. Et lorsqu'enfin Maxence releva ses yeux afin de les lui montrer, la jeune fille se mit à sourire timidement en entendant sa réponse.  « Bien. Je suis contente d'apprendre qu'à partir de maintenant vous m'écouterez, sinon la prochaine fois... » Elle laissa sa phrase en suspens et son sourire rejoignit celui du jeune homme avec plaisir. Rassurée à l'idée qu'il supportait la douleur, même si elle savait qu'il y arrivait très bien, Jaimee n'en restait pas moins inquiète vis à vis de son état. Mais au moins, Maxence semblait ne pas lui en vouloir, du moins pas totalement et elle était heureuse qu'il comprenne qu'elle ne voulait pas son mal. D'ailleurs, elle était bien incapable de lui faire le moindre mal. Jugeant le moment adéquat pour se reculer et ainsi aller chercher de quoi lui garder son bras de manière immobile, la jeune fille se recula d'un premier pas, puis d'un second avant de pivoter légèrement. Elle ne comprit pas tout à fait ce qu'il se passait, mais sans qu'elle ne puisse s'y attendre, elle sentit une légère pression sur son côté la déstabilisant et lui faisant perdre l'équilibre. Poussant un léger soupir de surprise, la jeune fille serait très certainement tombée si une main ne l'avait pas rattrapé et maintenue. Le souffle court, la jeune fille se retrouva sans aucune explication dans une position quelque peu rapprochée de Maxence alors qu'il la retenait contre elle.  « Mmh... » Avait-elle simplement répondu avant de lever ses yeux vers lui et de se perdre quelques instants dans son regard bleuté. Complètement déstabilisée et surprise, la jeune fille mit quelques temps avant de comprendre qu'il venait de lui demander si elle allait bien. Chose à quoi elle répondit en se reprenant un peu.  « Oui ça va, mais c'est plutôt à vous de me dire si ça va ? Votre bras... » La jeune fille se recula de quelques centimètres, perdant ainsi l'étreinte qu'ils avaient pu avoir quelques instants et qu'elle n'était pas prête d'oublier.  « Ne bougez pas, je vais vous l'immobiliser . Ce serait dommage que vous vous cassiez quelque chose maintenant, alors qu'elle est remise. » Baissant ses yeux pour essayer de reprendre contenance, elle finit de faire ses quelques pas et se retourna pour aller au niveau du meuble prévu à cet effet. Une fois sur place, elle se mit à souffler comme pour chasser cette gêne qu'elle ne comprenait pas trop et reprit avec une voix un peu plus claire.  « Vous devez travailler aujourd'hui ? Il serait plus sain que je vous arrête pour au moins deux jours, afin que vous puissiez vous reposer. » Ni une ni deux, c'est avec un paquet de linges adaptés à ce qu'elle désirait faire (j'ai perdu le mot mdr) ainsi qu'une crème qui ferait du bien à son épaule qu'elle revint vers lui.  « Et j'en profite pour vous interdire une quelconque activité qui nécessiterait l'usage de votre bras pour le même délais. » Un sourire commençait à naître sur ses lèvres, alors qu'elle faisait un signe de la tête à Maxence afin qu'il puisse s’asseoir à nouveau. Le jeu allait reprendre, du moins elle l'espérait.  « Pour cette fois vous échappez à la crème, mais si j'apprends que vous ne m'avez pas écouté, je serai moins indulgente la prochaine fois. » Un nouveau sourire naquit sur ses lèvres, alors qu'elle relevait le tube de crème inflammatoire qu'il devrait s'appliquer pendant plusieurs jours.  « Matin et soir pendant sept jours. » Elle reposa le pot et s'intéressa alors au ligne qu'elle commençait à défaire pour ainsi l'enrouler fermement autour d l'épaule et du bras de Maxence.  « Vous me dîtes si je vous fais mal... » De ses mains fines et fragiles, la jeune fille veillait à ne pas infliger une douleur supplémentaire au jeune homme. Essayant de se caler contre lui, elle parvenait à faire passer la bande d'une main à l'autre sans trop difficultés. Comme elle le pensait depuis le début, Maxence n'était pas un simple patient. Il était bien plus que cela, et pouvoir s'occuper de lui de cette manière rassurait la jeune fille vers cette pensée.
crackle bones

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